Oilmageddon: le mot du mois de janvier 2016

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Veuillez noter que le présent article peut contenir du langage technique. Pour cette raison, il est déconseillé aux lecteurs qui ne disposent pas d’une expérience professionnelle de l’investissement.

 

Cette année, nous avons pris la bonne résolution d’épingler chaque mois le mot à la mode en référence à un événement ou à un thème qui aura marqué les marchés financiers pendant le mois sous revue. L’idée est de fixer « l’esprit du temps » à ce moment-là dans nos mémoires afin de pouvoir tracer le déroulé de l’histoire tout au long de l’année. Nous mettrons d’autres mots à l’honneur, parfois en puisant dans le nouveau vocabulaire de l’économie digitale, parfois en rapport avec des sujets plus récurrents comme l’évolution des taux d’intérêt négatifs dans les économies développées.

Notre maître mot en janvier est « oilmageddon ». Ce terme anglais est utilisé par de nombreux commentateurs pour décrire la chute incessante des prix du pétrole en janvier 2016. Après avoir perdu xx % en 2015, le prix du baril West Texas Intermediate a diminué de xx % en janvier 2016. Cette évolution du prix d’une ressource majeure qui fait tourner les moteurs du commerce international et des marchés financiers à l’échelle mondiale a naturellement de profondes répercussions. Christoph von Scheurl de notre équipe Multi Asset Solutions a présenté ses perspectives des prix du pétrole. Nul doute que l’or noir fera encore couler beaucoup d’encre dans les mois qui suivent.

Graphique 1: évolution du prix du pétrole (West Texas Intermediate) entre janvier 2011 et le 17/02/16

wti crude french

Source: Bloomberg, BNP Paribas Investment Partners, as at 17/02/2016.

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Oilmageddon est un mot-valise créé à partir du terme anglais ‘oil’ et :

Armageddon: (dans le Nouveau testament) le lieu symbolique où a eu lieu le combat final entre le Bien et le Mal (avant le Jour du jugement dernier) (Source: English Oxford Dictionary)

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Pourquoi Oilmageddon ? Qu’il s’agisse d’une atonie passagère de la demande ou de l’apparition d’un nouveau paradigme de marché, l’industrie pétrolière – des grandes compagnies intégrées aux sociétés d’entretien des plateformes de forage – sent l’étau du pétrole bon marché se resserrer sur elle depuis l’année 2014. Les conséquences sont catastrophiques : licenciements, réduction des dépenses, puits inutilisés et projets d’exploration remis dans les cartons. Les recettes pétrolières à l’exportation s’assèchent et les gouvernements tributaires du pétrole basculent en mode austérité. Le malheur des uns fait le bonheur des autres : les consommateurs – entreprises et particuliers – ont le sourire aux lèvres. Le pétrole bon marché suffira-t-il à relancer la croissance ? Une hausse de la croissance stimulerait la demande de pétrole, ferait grimper les prix et permettrait à l’industrie pétrolière de retrouver le sourire aussi. La boucle serait bouclée.

Nieck Ammerlaan

Senior web content editor & investment content writer

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