Comment réduire son empreinte carbone à travers le factor investing

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Veuillez noter que le présent article peut contenir du langage technique. Pour cette raison, il est déconseillé aux lecteurs qui ne disposent pas d’une expérience professionnelle de l’investissement.

Un des atouts du factor investing est la possibilité de l’adapter à une grande variété d’univers, de styles et de contraintes d’investissement tout en gardant un contrôle permanent des frais associés. Cette flexibilité s’explique par la particularité du factor investing selon laquelle les facteurs donnent un « avis » sur chaque titre de l’univers d’investissement défini.

 

Ainsi, en ajoutant une contrainte qui interdit d’investir dans un titre donné, il sera toujours possible de trouver une autre valeur dotée de facteurs similaires et affichant le même profil de comportement au sein d’un portefeuille mondial. Cette caractéristique cruciale est développée dans l’étude effectuée par notre équipe d’ingénierie financière et publiée en 2014 dans le Journal of Asset Management intitulée : « An integrated risk-budgeting approach for multi-strategy equity portfolios »

L’autre facette du factor investing qui séduit actuellement les investisseurs s’appelle le low-carbon investing (investissement bas carbone). Après la COP21 organisée à Paris en décembre dernier, de nombreux investisseurs institutionnels ont pris conscience de l’importance de l’empreinte carbone de leur portefeuille – mesurée généralement par le volume total d’émissions de carbone des entreprises détenues en portefeuille – et souhaitent réduire celle-ci.

Dans ce domaine, l’ERAFP, l’établissement de retraite additionnelle de la fonction publique, joue un rôle de précurseur en France. Déterminé à « prêcher la bonne parole », il a conclu avec amLeague un mandat fictif de promotion des investissements bas carbone en toute transparence. L’intérêt de cette compétition réside dans la convergence de trois objectifs : l’adhésion aux principes de l’investissement socialement responsable (ISR), la réduction de l’empreinte carbone et la réalisation d’une surperformance.

En collaboration avec les équipes ISR de BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP), THEAM participe à cette compétition avec une stratégie qui utilise notre modèle multifactoriel et applique les principes ISR et la philosophie de décarbonation de BNPP IP au moyen d’un classement sectoriel dressé par les analystes ISR. Cette stratégie factorielle bas carbone est appliquée à l’univers d’investissement des actions mondiales moyennant une tracking error de 5 % par rapport à l’indice de référence (Stoxx 1800) dont près de la moitié est utilisée pour respecter les directives ISR et bas carbone, l’autre moitié étant utilisée pour répartir le risque équitablement sur les quatre facteurs habituels : la faible volatilité, la valeur, la qualité et le momentum. Il s‘agit donc d’un style d’investissement équilibré.

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Source: www.am-league.com, au 8 mars 2016.

La compétition a débuté en décembre 2015. Nous nous attendons à ce que cette stratégie surperforme l’indice de référence et la concurrence, ce qui reviendrait à démontrer que le factor investing peut être associé à une gestion active pour créer des solutions d’investissement innovantes, efficaces et intégrées. En février 2016, elle occupait la deuxième place du classement. Si vous souhaitez suivre l’évolution de cette compétition internationale, cliquez ici.

Etienne Vincent

Head of Global Quantitative Management, THEAM

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