L’investissement factoriel : augmenter les rendements sur les marchés d’actions et du crédit

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Dans ce quatrième volet de la synthèse des perspectives d’investissement pour 2017 de BNP Paribas Investment Partners, intitulée « Au-delà de l’assouplissement quantitatif », Raul Leote de Carvalho, responsable adjoint de l’ingénierie financière, explique comment l’investissement factoriel offre une diversification des sources de rendement décorrélées, ce qui peut s’avérer bénéfique lorsque les performances des classes d’actifs classiques sont faibles.

Un facteur peut être simplement considéré comme une caractéristique importante pour expliquer la performance et le risque d’un groupe de titres. Pour créer une exposition à ces facteurs, nous privilégions dans la composition des portefeuilles les actions ou les obligations d’entreprise, dont les caractéristiques de risque et de rendement sont influencées par des facteurs tels que la valeur, le faible risque, le momentum et la qualité. Les actions et les obligations d’entreprise que nous surpondérons sont généralement les moins chères, les moins risquées, les plus rentables et celles qui affichent les performances historiques les plus solides.

Les obligations à faible risque peuvent générer une prime positive qui n’est pas expliquée par leur niveau de risque

Notre recherche la plus innovante concerne les investissements obligataires et la prime de risque faible que l’on peut trouver dans la classe d’actifs. En effet, que l’on considère les obligations d’État, les obligations d’entreprise de qualité investment grade, les obligations d’entreprise à haut rendement ou même la dette des marchés émergents, nous avons trouvé de solides indices selon lesquels les obligations à faible risque peuvent générer une prime positive qui n’est pas expliquée par leur niveau de risque. Plus récemment, nous avons montré qu’il existe des primes factorielles exploitables par l’investissement multifactoriel en obligations investment grade et à haut rendement sur la base des facteurs valeur, risque faible, qualité et momentum et dans le cadre de stratégies à faible rotation des actifs.

Le potentiel de l’investissement multifactoriel

Remplacer les allocations aux classes d’actifs individuelles par des expositions multifactorielles s’avère être source de performances supplémentaires. Prenons l’exemple d’un portefeuille allouant 50 % aux actions mondiales des pays développés, 15 % aux obligations investment grade en EUR, 5 % aux obligations investment grade en USD, 20 % aux obligations d’État en EUR et 10 % en liquidités rémunérées au taux Euribor à un mois. Si l’on avait remplacé les allocations en actions, obligations et liquidités par les quatre stratégies multifactorielles mentionnées, cela aurait permis de réaliser une surperformance annuelle supplémentaire de 3,6 % à partir des expositions aux facteurs valeur, qualité, momentum et risque faible (période couverte : 2002 à 2014 ; source : BNP Paribas Investment Partners). Ceci illustre clairement le potentiel de l’investissement multifactoriel.

Pour plus d’information sur l’investissement factoriel, cliquez ici.

Pour obtenir votre exemplaire des Perspectives d’investissement pour 2017 « Au-delà de l’assouplissement quantitatif », veuillez cliquer ici ou contacter le service Publications.

Raul Leote de Carvalho

Deputy Head of Financial Engineering at BNP Paribas Investment Partners

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