Un détecteur de pesticides pour préserver sa fertilité ?

Post with image

Les hommes qui consomment le plus de fruits et légumes chargés en pesticides ont un nombre de spermatozoïdes deux fois moins important que les hommes qui en consomment le moins. C’est ce qu’une étude américaine a récemment dévoilé en évaluant par questionnaire la consommation de 155 hommes en fruits et légumes, et en se fondant sur les teneurs en pesticides estimées par le ministère américain de l’Agriculture.

66 659 000 kilos de pesticides/an utilisés en France

Les pesticides font partie des polluants de notre quotidien. En plus de dégrader la qualité du sperme chez les hommes, ils seraient un facteur de risque d’infertilité important chez les femmes avec des effets héréditaires pouvant engendrer des maladies sur les trois générations suivantes. Ils seraient également responsables de malformations génitales et joueraient un rôle dans l’apparition de troubles neurologiques tels que la maladie de Parkinson.

Un seul gramme de la substance active d’un pesticide suffit pour contaminer la quantité de nourriture consommée par 200 personnes pendant un an

En effet, même si la majorité des pesticides les plus dangereux est aujourd’hui interdite en France, ils sont encore présents dans notre environnement et nous y sommes toujours exposés notamment via notre alimentation (les fruits, légumes et céréales…). C’est le cas par exemple du DTT (dichlorodiphényltrichloroéthane), un insecticide interdit en France depuis 1972 mais toujours présent dans nos sols car peu biodégradable. Une étude menée sur des patients atteints de la maladie d’Alzheimer a dévoilé qu’ils avaient dans leur sang une concentration de cet insecticide près de 4 fois plus élevée que des personnes non-malades.

Et s’il était possible de limiter sa consommation de pesticide facilement ?

C’est ce que propose Simon Bernard, inventeur du Scan Eat. Il a ainsi mis au point un scanner de la taille d’une clé USB, utilisant une technologie de spectrométrie infrarouge. Capable de détecter des molécules chimiques invisibles à l’œil nu, il transmet ensuite les résultats du relevé à une application smartphone. Les modalités pratiques du développement à grande échelle d’un tel procédé sont encore à explorer ; en particulier, reste à définir comment pourra se faire la conversion des données scientifiques en informations facilement compréhensibles par les consommateurs.

‟ Par exemple, Il est possible de retrouver des traces de pesticides jugés dangereux et interdits depuis longtemps en France. L’appareil pourra les détecter et donner une indication du taux acceptable ou non ” – Simon Bernard

Grace a des inventions telles que celle de Simon Bernard, la technologie nous offrira demain de nouvelles possibilités pour être correctement informés et nous permettre de redevenir acteurs de notre consommation. La perspective selon laquelle l’avenir sera fait d’innovations ayant pour utilité l’amélioration de notre santé et la réduction de notre impact sur l’environnement se renforce. Face à des dispositifs comme celui-ci, l’industrie agro-alimentaire se verra dans l’obligation de tourner ses pratiques vers une production plus écoresponsable.

Ce sont précisément à ces nouvelles technologies que les gérants des fonds environnementaux de BNPP IP s’intéressent. Les sociétés qui sauront produire et distribuer les appareils innovants en la matière devraient connaître une croissance soutenue dans les prochaines années. L’environnement est certainement le nouveau paradigme de demain.

Alexandre Jeanblanc

Investment Specialist, SRI

Leave a reply

Your email adress will not be published. Required fields are marked*