La prudence paie en janvier et pas uniquement en raison du repli boursier

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Veuillez noter que le présent article peut contenir du langage technique. Pour cette raison, il est déconseillé aux lecteurs qui ne disposent pas d’une expérience professionnelle de l’investissement.

Les stratégies à faible volatilité sur actions ont dernièrement* largement surpassé leurs indices par capitalisation boursière au cours de cette période mouvementée. Néanmoins, cette remarquable surperformance ne peut s’expliquer uniquement par leur caractère défensif. Selon nous, il est évident que 44 ans après avoir été identifiée pour la première fois, la prime de faible volatilité joue plus que jamais un rôle. Nous examinerons dans le présent article la stratégie à faible volatilité sur l’Europe et sa récente évolution.

Les stratégies à faible volatilité affichent un biais clairement défensif et tendent à surperformer lorsque les marchés s’enfoncent. Cette caractéristique défensive se mesure à l’aide du bêta, qui dépend de la volatilité de l’action et de la corrélation entre les rendements de la stratégie avec ceux du marché. Une stratégie défensive affiche un bêta inférieur à 1, qui indique que le titre sera moins volatil que le marché.

Toutefois, réduire le concept de faible volatilité à un aspect spécifique est une erreur. Les stratégies à faible volatilité tirent également profit de la prime positive octroyée par les actions à faible volatilité, qui est distincte de la part de rendement liée à leur faible bêta et à leur style défensif. Cette prime, ou alpha, est la part de la performance totale que le bêta n’explique pas. Nos recherches ont prouvé l’existence de cette prime dans tous les secteurs, et non uniquement dans les secteurs défensifs. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire le chapitre 11 du récent livre sur l’investissement factoriel basé sur le risque de Emmanuel Jurczenko, publié en novembre 2015.

Par exemple, dans l’univers des actions européennes, la surperformance totale générée depuis le mois de mars 2015 à l’aide d’une stratégie à faible volatilité atteint 8,49%[1]*. Il est évident que la sous-exposition aux valeurs financières lors de la crise chinoise d’août 2015 et le marché baissier de janvier 2016 ont contribué à la performance globale de la stratégie, mais elle a signé un parcours en dents de scie avec une semi-reprise en novembre 2015.

Graphique 1 : Contribution du bêta à la performance relative (depuis le lancement) d’une stratégie axée sur les actions européennes les moins volatiles de chaque secteur

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Source : BNPP L1 Equity Europe Low Volatility, janvier 2016 rapport mensuel.

La prime des actions à faible volatilité de la même stratégie à la même période est ressortie plus élevée. Plus intéressant encore, elle s’est avérée plus stable et plus diversifiée, avec une contribution notable du secteur des technologies de l’information.

Graphique 2 : Contribution de l’alpha à la performance relative (depuis le lancement) d’une stratégie axée sur les actions européennes les moins volatiles de chaque secteur

exhibit 2 etienne 2302

Source : BNPP L1 Equity Europe Low Volatility, janvier 2016 rapport mensuel.

De telles performances positives peuvent sembler inhabituelles, même si elles sont en réalité conformes aux attentes à long terme pour une telle stratégie, comme l’illustre le test rétroactif à long terme. Pour autant, ce comportement relance naturellement l’attrait des stratégies à faible volatilité, même s’il vaut mieux prévenir que guérir !

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*Le rendement passée n’est pas indicatif du rendement futur.

[1] Source : BNPP L1 Equity Europe Low Volatility, janvier 2016 rapport mensuel.

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Etienne Vincent

Head of Global Quantitative Management, THEAM

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